Appel aux bonnes volontés

Vous voulez donner du sens à votre vie ? Inscrire votre action dans un projet collectif, de long terme et de grande ampleur ? Vous voulez changer le monde, mais vous ne croyez pas aux partis et mouvements politiques traditionnels ? Tol Ardor appelle tous ceux qui veulent rendre le monde meilleur et croient en ses principes à la rejoindre.

Nul besoin pour cela d’adhérer à tout ce qui est écrit sur ce site : on n’est jamais d’accord avec l’intégralité du discours d’un groupe qu’on rejoint. Pour agir efficacement, il faut agir collectivement, ce qui implique de passer par-dessus un certain nombre de désaccords.

Tol Ardor n’impose à ses membres aucun degré d’engagement, car vu l’ampleur de la tâche, le moindre soutien compte. Adhérer à l’association, participer à des Assemblées ou à des actions ponctuelles, même sans désirer rejoindre la communauté résiliente lors de sa fondation, c’est peut-être un engagement minimal, mais c’est déjà un engagement. Le détail en est laissé à la responsabilité de chacun, sachant bien entendu que le monde ne sera jamais que ce que nous en ferons.

Pour ceux qui voudraient s’engager de manière plus importante, nous avons besoin de toutes les compétences : que vous soyez linguiste, ingénieur en informatique, forgeron, juriste, verrier, écrivain, agriculteur, médecin, nous avons besoin de vous ! N’hésitez pas à nous contacter et à nous proposer votre aide : nous discuterons ensemble de la mission dans laquelle vous préférez vous engager.

L’engagement est passé de mode, et de moins en moins de gens sont prêts à se battre pour des idées. Mais beaucoup se plaignent ou se lamentent pourtant sur l’état du monde qui les entoure. Il n’y a aucune fatalité dans les inégalités, les injustices ou les atteintes à la Nature : le monde n’est ainsi fait que parce que nous l’avons fait ainsi.

C’est donc à nous de le changer s’il ne nous satisfait pas tel qu’il est. Tous ceux qui veulent donner à leur vie un sens collectif en plus de ce qu’ils peuvent construire individuellement, dans leur famille, dans leur travail ou dans leur entourage, doivent s’emparer de ces projets qui peuvent changer le monde. N’écoutons pas les tièdes et les défaitistes qui nous disent que ce que nous proposons est impossible ou utopique : ils auraient dit la même chose à tous les grands hommes qui ont changé le cours de l’histoire.

Tol Ardor est un projet entièrement et radicalement neuf. Rien de similaire n’a jamais été tenté pour répondre à la Crise qui nous frappe. Elle mérite d’avoir sa chance.

Appel aux associations

Tol Ardor considère que le cadre qui constitue le Système actuel d’une part est à la source de nos principaux problèmes, et d’autre part ne peut pas être réformé ou amélioré. Nous voulons donc en sortir pour en construire un autre.

En cela, nous nous rattachons à l’écologie radicale, courant extrêmement divers. Si les écologistes radicaux sont d’accord pour dire qu’ils posent la défense de la vie et de la nature, et non pas uniquement de l’homme, au cœur de leur action, ils diffèrent profondément quant à la société qu’ils appellent de leurs vœux et quant aux moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Au-delà de ces divergences, une chose devrait pourtant être évidente : le Système contre lequel nous nous battons est bien trop puissant pour qu’un seul groupe puisse espérer le mettre à terre. Il ne sera remplacé que si ceux qui le combattent s’unissent d’une manière ou d’une autre.

Malheureusement, si de plus en plus de gens se sentent mal à l’aise dans le monde qu’on leur impose, ils restent le plus souvent seuls ou ne forment que de petits groupes sans rayonnement et sans aucune forme d’unité.

Il y aurait pourtant bien des manières de travailler ensemble. La première serait de se parler, d’échanger, de chercher à comprendre le point de vue de ceux qui, tout en partageant avec nous des buts ou des idéaux, diffèrent de nous sur des points parfois importants.

Cet échange pourrait facilement faire apparaître plus de ressemblances qu’on n’aurait pu le croire ; du dialogue pourrait ainsi naître une grande confédération de l’écologie radicale, qui insisterait à la fois sur les fondements communs à tous et sur l’identité de chacun pour mettre en avant la complémentarité des uns et des autres. Pour que son action soit enfin efficace, l’écologie radicale doit sortir du ghetto de la marginalité dans lequel elle est aujourd’hui enfermée.

Tol Ardor appelle donc tous les individus et toutes les associations qui se revendiquent de l’écologie radicale ou de l’écologie profonde, de la décroissance ou de l’objection de croissance, du biocentrisme ou de l’antispécisme, à entamer ce dialogue en vue de bâtir ensemble les structures nécessaires à une action politique plus efficace.

L’écologie radicale n’est encore qu’une nébuleuse. Pour devenir une galaxie, elle doit d’abord donner naissance à des étoiles.