Le calendrier ardorien

Résumé :

Le calendrier actuel souffre d’un manque de sens. Les dates importantes comme le début de l’année n’ont pas d’autre signification que leur place même dans le calendrier. Notre façon de découper le temps a donc le défaut de ne pas faire sens et de vouloir se détacher de toute envergure spirituelle ou naturelle.

À l’inverse de ce système, à Tol Ardor aura cours un nouveau calendrier ayant pour but principal de redonner un sens au découpage du temps tout en le simplifiant et en le rendant plus commode à manier. Ce nouveau calendrier sera un nouveau signe visible de notre rupture par rapport au monde actuel.

La base de notre calendrier sera fourni par le « calendrier elfique » décrit par Tolkien, qui a de nombreux avantages : il est plus proche du calendrier astronomique réel que notre calendrier actuel, plus proche des réalités naturelles, plus simple et facile d’utilisation.

Ce calendrier sera néanmoins adapté à des évolutions culturelles justifiées et qui font partie de notre façon profonde de concevoir le monde et le temps ; en particulier, la semaine n’aura pas six jours comme dans le calendrier décrit par Tolkien mais sept comme aujourd’hui. Il s’agira donc non pas d’un simple emprunt à Tolkien mais d’une réelle nouveauté.

Les ajustements nécessaires pour mettre en place ces aménagements et pour coller au mieux au calendrier astronomique sont détaillés dans le texte.

Plan

Principes de base

Fonctionnement du calendrier

Principes de base

La recherche du sens

La nécessité d’adopter un nouveau calendrier vient à la fois de l’inutile complexité du calendrier grégorien et de la nécessaire rupture que nous devons marquer avec le monde actuel pour affirmer la nouveauté de nos modes de pensée. Tel qu’il est conçu aujourd’hui, le calendrier est vide de sens : le début de l’année n’a pas de signification précise, le premier janvier ne marquant rien d’autre que le commencement de l’année civile. Les mois n’ont pas plus de signification spirituelle ou symbolique. Nous proposons de changer cela et d’instaurer un calendrier où chaque chose aurait une signification.

Un calendrier basé sur Tolkien mais adapté à la situation actuelle

Le calendrier ardorien se base sur le calendrier elfique décrit par Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux, qu’il adapte à une semaine de sept jours. Nous avons choisi la base de Tolkien parce que la spiritualité ardorienne le considère comme un guide important (même si elle ne le considère nullement comme un « prophète »).

Ce calendrier a de nombreux avantages. Tout d’abord, il est davantage que le notre calé sur le calendrier astronomique « réel ». Le calendrier ardorien accumulera donc moins de décalage par rapport au véritable mouvement de la Terre autour du Soleil que le calendrier que nous utilisons aujourd’hui.

Il est également pensé en relation avec la nature, ce qui ne peut que nous convenir puisque nous nous élevons contre le mouvement actuel qui ne cherche qu’à la dominer sans vivre avec elle.

Il est enfin simple et pratique, puisque toutes les années se répètent à peu près à l’identique ; chaque jour d’un mois donné tombe par exemple toujours le même jour de la semaine (par exemple, le vingt-neuvième jour du mois de Hrívë est toujours un « dimanche »).

Mais nous ne sommes pas des Elfes, et notre but n’est aucunement de reconstituer le monde du Seigneur des Anneaux grandeur nature. La spiritualité que nous promouvons n’a sans doute pas grand-chose à voir avec ce que Tolkien imaginait de la façon de penser des peuples de son univers. Nous devons tenir compte des aspects de notre culture qui ne sont pas représentés chez Tolkien. Nous avons donc adapté ce calendrier à une semaine de sept jours, système en vigueur depuis une très longue durée dans la sphère culturelle chrétienne.

Fonctionnement du calendrier

La semaine

La semaine, nommée enquië (enquier au pluriel), est composée de sept jours qui ont pour noms Atarenna, Elenya, Anarya, Isilya, Aldúya, Menelya, Valanya, en honneur à Dieu, aux étoiles, au Soleil, à la Lune, aux Deux Arbres, au Ciel et aux Valar. Il est à noter que la semaine ardorienne s’ouvre sur l’équivalent de notre dimanche et non pas de notre lundi.

Le découpage de l’année

Les saisons ou mois

La loa (en français « année », loar au pluriel) comporte six périodes que l’on peut considérer comme de longs mois ou de courtes saisons, et qui ont noms tuilë, lairë, yávië, quellë, hrívë, coirë, ce qui peut se traduire par « printemps », « été », « automne », « étiolement », « hiver » et « réveil ». Lairë et hrívë comportent chacun 77 jours — 11 semaines — et tous les autres 49 jours — 7 semaines. Le premier jour d’une période est également le premier jour d’une semaine, et le dernier jour d’une période le dernier jour d’une semaine, ce qui simplifie grandement les choses puisque chaque date tombe toujours le même jour.

Une période de 144 ans est appelée yén, au pluriel yéni.

Les jours intermédiaires

Les jours intermédiaires sont des jours rajoutés à cette base pour arriver à une année de 365 jours. Afin que chaque jour d’un mois tombe toujours le même jour de la semaine, les jours intermédiaires sont insérés entre les mois ou périodes sans faire partie d’aucun d’entre eux, et ils ne font partie d’aucune semaine non plus. Ce sont donc des jours « à part » qui ont chacun un nom qui lui est propre.

Le premier jour intermédiaire est yestarë, le premier jour de l’année, qui correspond au 27 mars du calendrier grégorien. Cette date est porteuse d’un sens profond : elle est très proche de l’équinoxe de printemps et sera également le jour de Pâques (à date fixe, ce qui évitera les complexités du calcul actuel). Le dernier jour intermédiaire est mettarë, dernier jour de l’année, qui précède immédiatement yestarë.

Yestarë et mettarë sont des jours de la toute première importance. Afin de les mettre en valeur, ils sont encadrés par dix autres jours intermédiaires, six immédiatement avant mettarë et quatre immédiatement après yestarë. Mettarë et les six jours qui le précèdent forment un ensemble de sept jours appelé Heptaméron ou Semaine Sainte. Yestarë et les quatre jours qui le suivent forment un ensemble de cinq jours appelé Pentaméron (« Heptaméron » et « Pentaméron » seront plus tard remplacés par des noms quenya appropriés).

Entre yávië et quellë s’insèrent enfin trois jours intermédiaires nommés enderi (au singulier ender) qui ont pour noms tuilérë, loëndë et yaviérë. On obtient donc une année de 365 jours.

Ajustements nécessaires

Plusieurs aménagements sont nécessaires afin de faire concorder cette base avec le calendrier astronomique, la durée réelle de la révolution de la Terre autour du Soleil.

Tous les 12 ans, les enderi sont doublés. Cela correspond aux « années bissextiles » du calendrier grégorien : au lieu d’ajouter un jour une fois tous les quatre ans, le calendrier ardorien ajoute trois jours une fois tous les douze ans.

À la fin de chaque période de 3 yéni (donc une fois tous les 432 ans), la dernière loa, on omet le redoublement des enderi.

À la fin de chaque période de 6 yéni (une fois tous les 864 ans), non seulement les enderi ne sont pas doublés, mais en plus on en supprime un : il n’en reste donc plus que deux.

À la fin de tous les 144 yéni (une fois tous les 20736 ans), on ne supprime aucun ender, mais au lieu de doubler les 3 enderi, comme tous les 12 ans en période normale, on en rajoute un et un seul.

Sur une période de 20 736 ans, on n’obtient donc qu’un décalage négligeable de quelques heures.

Jours fériés

Dans la semaine, Atarenna et Valanya sont fériés et consacrés spécialement aux fêtes religieuses.

Les jours intermédiaires sont toujours chômés et l’occasion de grandes réjouissances. Yestarë, jour de Pâques et jour de l’An, ainsi que les jours qui l’encadrent, sont l’objet de fêtes toutes particulières.

De nombreuses autres fêtes chrétiennes actuelles sont également conservées, en particulier Noël, l’Ascension, la Pentecôte, la Toussaint et l’Annonciation. D’autres sont également ajoutée. Certaines doivent encore faire l’objet de débats.

De manière générale, les jours consacrés à des cérémonies religieuses ou ayant un sens religieux particulier sont fériés.

Le jour de la fête nationale sera très probablement le jour officiel de la Fondation de Tol Ardor ; nous ne pouvons pas encore le déterminer...

Compte des années

Afin de mieux marquer la nouveauté de Tol Ardor et son opposition par rapport au monde actuel, la tentation de recommencer le compte des années à zéro serait grande. Mais ne pas y céder est faire preuve d’humilité. Nous continuerons donc à compter les années à partir de la date de naissance supposée du Christ, en ajoutant éventuellement, de manière facultative, le nombre d’années écoulées depuis la Fondation.

Ce principe produira évidemment un décalage : durant les trois mois (au sens actuel du terme) qui séparent le 1er janvier du 27 mars, le monde extérieur sera passé à l’année suivante alors que Tol Ardor sera toujours dans l’année en cours. Ce décalage ne nous semble pas constituer un problème grave.

Adaptation au monde actuel

Il n’y a pas de nécessité impérieuse d’adopter le calendrier ardorien avant la Fondation. Cependant, pour ceux que ces questions intéressent, ainsi que pour ceux qui voudraient s’habituer à ce nouveau système, vont se poser certaines questions. Pour éviter toute confusion, nous partons du principe que l’année ardorienne commence toujours le 27 mars du calendrier grégorien, et ce jusqu’à la Fondation. Pour arriver à cette concordance, nous ne pouvons pas doubler les enderi une fois tous les 12 ans.

Par conséquent, et jusqu’à la Fondation, nous nous contenterons de rajouter un ender les années qui précèdent les années bissextiles. Ainsi, les enderi tombent normalement les 23, 24 et 25 septembre ; jusqu’à la Fondation, lors des années qui précèdent les années bissextiles (comme 2007, puisque 2008 est bissextile), les enderi tomberont les 23, 24, 25, et 26 septembre.

Lors de la Fondation, ce système prendra fin et les aménagements prévus par ce texte entreront en usage.