L’Église ardorienne, est-ce que c’est pour moi ?

Plan

Introduction : qu’est-ce qui est important pour nous ?

Quelles sont nos valeurs morales ?

Comment se vit la spiritualité ardorienne ?

Que croyons-nous ?

Quels rites pratiquons-nous ?

Comment nous organisons-nous ?

Quels sont nos textes de référence ?

Nous rejoindre

Introduction : qu’est-ce qui est important pour nous ?

Tol Ardor accepte tous les participants de bonne volonté, quelles que soient leurs croyances. De la même manière, l’Église ardorienne accepte tous ceux qui désirent la rejoindre, quelles que soient leurs opinions politiques. Il n’y a donc aucune obligation : vous n’êtes pas obligé de rejoindre Tol Ardor pour rejoindre l’Église ardorienne, et vous n’êtes pas obligé de rejoindre l’Église ardorienne pour rejoindre Tol Ardor.

Cela étant, les deux projets sont liés par la spiritualité commune dont ils sont porteurs. Plus précisément, l’Église ardorienne a été conçue comme l’institution permettant de porter et de faire vivre les valeurs fondamentales de Tol Ardor.

« Religion » vient du latin religare qui signifie « relier » : la religion est ce qui relie les hommes au sacré mais aussi entre eux. Elle est donc un des fondements de la culture commune et du lien social qui lient entre eux les membres d’une même nation.

Pour nous, c’est donc cela le plus important : une pratique sociale commune, une spiritualité partagée, une vision du monde, un ensemble de valeurs morales, voire un art de vivre que nous voulons construire ensemble ; ce ne sont pas nos croyances ou nos rites. L’Église ardorienne est pour vous si ce qui vous intéresse, ce n’est pas tellement de savoir si votre voisin croit en le même dieu que vous, mais s’il partage les mêmes valeurs que vous, la même vision du monde et de l’homme que vous, s’il se bat pour la même chose que vous.

Quelles sont nos valeurs morales ?

L’Amour

Comme le dispose notre Déclaration de principes, « les Ardoriens réaffirment l’Amour comme leur première valeur. Ils estiment que cette notion ne mérite pas la désuétude, voire le mépris dans lesquels elle est tombée. L’amour de soi, l’amour des autres, l’amour de la Vie et du Monde qui nous entoure, l’amour du Bien sont à la base de leur action. Les Ardoriens comprennent qu’il n’y a aucune raison de rejeter cette valeur que certains prétendent naïve pour ne pas avoir à l’appliquer eux-mêmes, et affirment au contraire que l’Homme ne se réalise que dans l’Amour. »

Les cinq principes pour appliquer concrètement l’Amour

L’Amour doit être réalisé, actualisé ; dans la spiritualité ardorienne, cela se fait à travers cinq principes fondamentaux qui découlent du premier principe d’Amour :

Le biocentrisme et les droits du vivant

L’Église ardorienne s’affirme biocentriste, c’est-à-dire qu’elle place la Vie, et non pas seulement l’homme, au cœur de son action. Il y a plusieurs manières d’être biocentriste ; on peut affirmer l’égale valeur morale de tous les êtres vivants ; a minima, il faut reconnaître aux êtres vivants non humain une valeur morale intrinsèque, c’est-à-dire indépendante de leur éventuelle utilité pour les hommes.

Quelle que soit la manière dont on est biocentriste, c’est une position philosophique qui entraîne l’existence de droits fondamentaux des êtres vivants, dont Tol Ardor propose une liste dans la Déclaration Ardorienne des Droits des Êtres Vivants.

Les droits de l’homme et l’absence de discriminations

L’Église ardorienne considère l’homme non comme le centre, le sommet ou le but de la Création, mais comme un simple élément de ce tout. Les créatures rationnelles dont font partie les humains n’ont aucun droit, de ce simple fait, à la possession ou à la domination sur le reste du monde, ils n’en sont que responsables.

En revanche, elles possèdent des droits spécifiques et imprescriptibles, dont Tol Ardor propose également une liste dans la Déclaration Ardorienne des Droits de l’Homme.

Ces droits fondamentaux de la personne humaine impliquent évidemment le refus de toute discrimination, qu’elle soit fondée sur le sexe, la couleur de peau, les opinions et croyances, l’orientation sexuelle ou autre ; l’Église ardorienne met évidemment en pratique ce refus de toute forme de discrimination.

Voilà nos valeurs fondamentales, et voilà donc l’essentiel de l’Église ardorienne. Si vous les partagez, elle est déjà pour vous.

Comment se vit la spiritualité ardorienne ?

L’Église ardorienne recherche la meilleure manière pour l’homme de s’accomplir et donc de trouver le bonheur.

Le respect du corps

L’Église ardorienne voit dans l’être humain la fusion d’un corps et d’une âme. Le corps n’est pas une prison pour l’âme : il est au contraire le lieu de multiples plaisirs. Mais il n’est pas non plus une simple maison de l’âme, une simple enveloppe que nous serions destinés à quitter : il est au contraire, dans sa matérialité, constitutif de notre humanité. C’est ce qu’affirment les chrétiens quand ils professent, dans le Credo des apôtres : « Je crois en la résurrection de la chair. »

Ainsi, le premier principe de la spiritualité ardorienne est le respect de son corps : éviter à la fois une alimentation excessive et une ascèse excessive, pratiquer un sport ou des exercices physiques, faire ce qu’on peut pour garder son corps le plus beau possible et en la meilleure santé possible sont des conditions du bonheur.

Les trois vertus théologales

L’Église ardorienne reconnaît la force des trois vertus dites « théologales » :

Les quatre vertus cardinales

À ces trois vertus théologales s’ajoutent les vertus dites « cardinales » :

Les cinq piliers de la spiritualité ardorienne

Pour mettre en pratique ces vertus, l’Église ardorienne propose cinq piliers qui fondent sa spiritualité propre :

Que croyons-nous ?

La hiérarchie des vérités

L’Église ardorienne affirme que la première des vérités, c’est la hiérarchie des vérités. Par conséquent, elle ne prétend pas imposer à ses membres tout un corpus de croyances auxquelles il faudrait adhérer en bloc : on n’a pas besoin d’être d’accord sur absolument tout pour appartenir à une Église commune.

Elle fait donc la différence entre les dogmes fondamentaux, auxquels il faut adhérer pour se dire membre de l’Église, et les positions officielles, qui sont présentées comme un guide mais peuvent être remis en question par les fidèles. Les premiers sont nécessaires pour garder à l’Église son unité, son identité et sa cohérence, mais ils sont en très petit nombre pour laisser aux membres de l’Église la plus grande liberté possible.

L’Église ardorienne tente donc de construire un équilibre entre les croyances qui fondent son identité et le cheminement personnel des fidèles.

Il faut également noter que, si ceux qui n’adhèrent pas aux dogmes fondamentaux de l’Église ardorienne ne peuvent s’en dire membres, ils peuvent néanmoins pratiquer avec elle : encore une fois, la pratique sociale et collective compte davantage à nos yeux que les croyances. On peut ne pas croire la même chose, on peut ne pas être membres de la même Église, et pourtant se retrouver régulièrement pour célébrer ensemble.

Avancer dans la découverte de la vérité

L’Église ardorienne ne prétend pas détenir la vérité, toute la vérité et rien que la vérité ; et surtout, elle ne prétend pas la détenir de la Vérité elle-même. Nous ne sommes pas certains de la vérité de ce que nous avançons, car en métaphysique, il n’y a probablement pas de certitude possible.

La spiritualité que nous proposons est donc moins un ensemble de réponses qu’un ensemble de chemins à parcourir ; il s’agit moins d’arriver que d’avancer.

C’est vrai à l’échelle collective comme à l’échelle individuelle. Individuellement, nous estimons que chacun doit parcourir son propre chemin, même si les religions, les philosophies, les spiritualités, les institutions, les textes sont des aides, des guides précieux. Collectivement, l’Église ardorienne sait qu’elle devra évoluer ; mais elle reconnaît par ailleurs comme définitif un socle de croyances peu nombreuses qu’il convient à présent de définir.

Un Être suprême

L’Église ardorienne reconnaît l’existence d’un Être suprême qu’elle appelle Eru Ilúvatar. Elle reconnaît son identité avec Celui que les chrétiens appellent « Dieu », que les musulmans appellent « Allah » ou que les juifs appellent « Yahvé », mais également avec ce que les philosophes platoniciens de l’Antiquité appelaient « le Bien ».

Elle considère qu’Eru est un Dieu d’Amour : en fait, les trois termes « Eru » (ou « Dieu »), « le Bien » et « l’Amour » sont pour elle absolument synonymes.

Elle considère Eru comme le Dieu Unique et Lui accorde tous les attributs de Dieu dans les religions monothéistes : unité exclusive ; transcendance par rapport à tous les autres êtres ; spiritualité ; réalité vivante et consciente ; perfection absolue ; puissance créatrice. En ce sens, elle est monothéiste.

Elle considère Eru comme autant masculin que féminin.

Elle considère également qu’Eru S’est incarné dans l’Histoire du Monde en la personne de Jésus-Christ, dont elle reconnaît la double nature, humaine et divine. Elle reconnaît le caractère trinitaire d’Eru, symbolisé par la triade Père, Fils et Esprit. Elle fait sien le Credo des apôtres.

Des puissances secondaires

L’Église ardorienne reconnaît l’existence de puissantes créatures qu’on peut appeler « anges » ou « dieux » (sans majuscule afin de signifier qu’ils ne sont pas transcendants). Elle voit en ces êtres des créatures d’Eru, comme nous, mais incommensurablement plus anciennes, plus puissantes, et purement spirituelles. Ces créatures ont été vénérées par les hommes sous des noms et des figures extrêmement variés, surtout dans l’Antiquité, mais encore de nos jours dans de larges régions du monde.

En ce sens, l’Église ardorienne est également polythéiste. Elle est donc pagano-chrétienne, c’est-à-dire à la fois monothéiste et polythéiste. Elle assume ce syncrétisme de toute l’histoire religieuse européenne.

Quels rites pratiquons-nous ?

Pour l’instant

Tant que nous ne sommes pas une communauté organisée sur le site de la Base, nous n’avons aucun moyen de nous rencontrer avec assez de régularité pour pratiquer ensemble. Chacun pratique donc de manière individuelle uniquement, y compris en participant au culte rendu par d’autres Églises ou spiritualités.

Bien évidemment, chacun est invité, d’ores et déjà, à mettre en pratique la spiritualité de l’Église ardorienne de manière personnelle et en famille. Se baser sur le calendrier liturgique ardorien peut être un bon point de départ.

À terme

Dès que la Base sera installée (ce qui devrait être fait dans la seconde moitié de l’année 2017, au plus tard en 2018), nous pourrons commencer à mieux structurer notre spiritualité, en particulier autour de grandes fêtes annuelles.

Il nous faudra alors suivre l’évolution de l’état général de la société ainsi que du paysage religieux. Ce que nous ferons dépendra largement des changements sociaux à venir, que nous ne pouvons pas encore prévoir et surtout sur lesquels nous ne pouvons presque pas influer.

Comment nous organisons-nous ?

Pour l’instant

De la même manière que l’absence de la Base nous empêche de pratiquer déjà collectivement de manière régulière, il n’y aurait pas grand sens à fonder dès à présent une organisation ou une institution structurée : l’Église ardorienne est comme Tol Ardor elle-même, plus un germe qu’autre chose.

Si nous voulons que ce germe croisse, cependant, il convient de poser dès à présent des bases lui permettant de le faire. Dans l’état actuel des choses, l’Église ardorienne est donc une branche de Tol Ardor, même si elle acceptera comme membres tous ceux qui se reconnaîtront de ses principes, de ses valeurs et de ses croyances fondamentaux, même s’ils ne rejoignent pas par ailleurs le Projet ardorien.

Dans le cas où le Consul de Tol Ardor se reconnaît de l’Église ardorienne, il est logique qu’il la dirige également. C’est actuellement le cas.

À terme

Par la suite, l’Église ardorienne se structurera en même temps que l’État ardorien, c’est-à-dire au fur et à mesure des agrandissements et du développement de la Base.

Il est évident que notre organisation devra refléter notre refus des discriminations : toute fonction sera donc ouverte indifféremment aux hommes et aux femmes.

Quels sont nos textes de référence ?

Les textes sacrés

L’Église ardorienne n’est pas une « religion du Livre » : elle ne voit en aucun texte une pure retranscription de la Parole de Dieu, qui ne pourrait par conséquent pas être remise en question, car tout texte est écrit de main d’homme, donc par quelqu’un qui n’est jamais qu’imparfaitement à l’écoute d’Eru.

Elle reconnaît cependant des « textes sacrés », qui sont les quatre Évangiles canoniques – ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean – et uniquement ces quatre textes. Par « textes sacrés », elle entend ceux qui renferment le plus haut degré d’inspiration et donc l’enseignement le plus fondamental pour la conduite de nos vies. Mais il est important de souligner que même ces quatre textes ne sont pas, pour nous, une autorité qui serait au-dessus de toute remise en question.

Les textes inspirés

Par ailleurs, l’Église ardorienne reconnaît un certain nombre de textes dits « inspirés », c’est-à-dire ceux dans lesquels nous reconnaissons une inspiration importante et que nous considérons en conséquence comme des guides fiables et sûrs, sans pour autant qu’ils soient aussi fondamentaux que les textes sacrés.

Les principaux textes inspirés sont le Légendaire de Tolkien, certaines parties (et certaines parties seulement) de l’Ancien et du Nouveau Testaments, mais également certaines parties de textes sacrés d’autres religions (islam, judaïsme, bouddhisme, hindouisme, shinto, sans oublier les religions polythéistes de l’Antiquité), ainsi que beaucoup d’autres textes, qu’il s’agisse de textes à vocation philosophique, spirituelle ou d’œuvres littéraires.

Nous rejoindre

Pour rejoindre l’Église ardorienne, l’idéal est bien sûr de passer par une adhésion à Tol Ardor, dont vous pouvez télécharger le bulletin d’adhésion ici.

Il est possible de rejoindre l’Église ardorienne sans adhérer à Tol Ardor en complétant un bulletin de sympathisant téléchargeable ici.