Proposition d’organisation de l’Église ardorienne

Plan

Principes de base

Créatures honorées

Organisation hiérarchique et architecturale

Organisation du culte

Symbole

NB : points en suspens

Principes de base

Une Église en construction

L’Église ardorienne n’existe bien sûr pas encore : elle n’est pour l’instant qu’un projet qui devra grandir avec Tol Ardor elle-même. Son but est de contribuer au changement de mentalités dont l’humanité a tant besoin pour dépasser la Crise actuelle. Comme expliqué dans les textes « Spiritualités et religions à Tol Ardor » et « L’Église ardorienne, est-ce que c’est pour moi ? », cette future Église ne doit pas être centrée sur les croyances ou les rites, mais bien sur les valeurs morales que nous défendons. L’institution que nous voulons bâtir est nécessaire pour promouvoir ces valeurs, mais elle doit être pensée pour rester à leur service.

Ce texte est donc un document de travail dont le but est de contribuer à la réflexion sur la manière d’atteindre ce but dans le cadre du futur État ardorien. Bien entendu, c’est un projet à long terme ; beaucoup de choses que nous évoquons ici n’existent pas encore et n’existeront pas avant longtemps. Mais si nous voulons bâtir pour l’avenir, il importe de fixer dès maintenant un cap clair à notre action.

Une Église pagano-chrétienne

L’Église ardorienne adore un Être suprême qu’elle appelle Eru Ilúvatar ou Dieu, mais qu’elle assimile également au Bien et à l’Amour. Elle reconnaît ce Dieu en Jésus-Christ. Elle honore également de puissantes créatures angéliques appelées Ainur. Elle est donc pagano-chrétienne, à la fois monothéiste et polythéiste, et propose ainsi un syncrétisme de l’histoire religieuse européenne1.

Un de nos objectifs est de parvenir à établir une véritable harmonie entre ces deux versants de la foi de l’Église ardorienne. Ils doivent être à la fois unis, non opposés, mais également clairement séparés.

Ils doivent être unis, parce que pour nous, honorer les Ainur est aussi un moyen de parvenir plus facilement à Dieu Lui-même et une marque d’amour pour Sa Création. Il serait donc absurde de vouloir opposer les deux croyances, monothéiste et polythéiste, le culte des Ainur et celui de Dieu, car notre foi est double : nous adorons Dieu parce qu’Il est Dieu, et nous vénérons les Ainur parce qu’ils ont été choisis par Dieu, Qu’ils aiment et servent, pour guider le monde.

Mais il nous faut insister sur la différence entre adorer et vénérer ou honorer. Ainsi, les deux cultes doivent également être distincts, justement parce que notre foi est à la fois monothéiste et polythéiste. Le risque, dans cette situation, est bien évidemment de tomber dans le polythéisme pur, qui réduirait Dieu au rang de premier des Ainur, un dieu parmi d’autres dieux, certes premier et plus puissant que les autres, mais de même nature qu’eux. L’Église ardorienne affirme clairement qu’il n’en est pas ainsi et reconnaît à Dieu et à Lui seul tous les attributs des fois monothéistes : unité exclusive ; transcendance par rapport à tous les autres êtres ; spiritualité ; réalité vivante et consciente ; perfection absolue ; puissance créatrice. Dieu n’est pas de la même nature que les Ainur ; Il est seul transcendant, et par conséquent la nature des Ainur est infiniment plus proche de la nôtre que de celle de Dieu.

De même que notre théologie est claire, notre liturgie et notre culte doivent être clairs. Ainsi le culte rendu à Dieu est un culte d’adoration, tandis que le culte rendu aux Ainur n’est qu’un culte de vénération ou d’honneur. Adorer, c’est, pour reprendre les termes de l’abbé et théologien catholique Auguste de Broglie, « reconnaître un Être comme l’Être suprême, s’anéantir devant lui, reconnaître sa pleine souveraineté, déclarer que cet Être est notre dernière fin2 ». Vénérer ou honorer, au contraire, est un acte qui consiste à reconnaître le rôle tout particulier d’une créature dans le Plan de Dieu, à reconnaître que cette créature, bien qu’infiniment plus proche de soi-même que de Dieu, est extrêmement puissante et bonne, et qu’à ces multiples titres elle mérite un honneur qui est de nature religieuse. C’est par exemple ce que pratique l’Église catholique romaine lorsqu’elle rend un culte à Marie. Cette différence théologique fondamentale doit, pour être clairement présente à l’esprit de tous les fidèles de l’Église ardorienne, se traduire plus concrètement dans l’organisation de l’Église afin d’éviter tout risque d’être pervertie.

Créatures honorées

Je crois bon tout d’abord de rappeler une fois de plus qu’à travers l’adoration qui Lui est portée, le premier Être que vénère l’Église ardorienne est Dieu lui-même, dans la forme trinitaire du christianisme. Cela peut sembler évident, mais le rappeler ne saurait nuire.

Les Ainur

L’Église ardorienne honore ensuite les Ainur, ceux que les polythéistes appellent « les dieux » et que les monothéistes appellent « les anges ». Les Ainur sont de purs esprits même s’ils ont la capacité de s’incarner. Cependant, tous n’ont pas la même histoire. Certains sont restés auprès de Dieu après la Création du Monde, et sont toujours auprès de Lui même s’Il peut les envoyer temporairement sur Terre en tant que messagers. Ceux-ci peuvent véritablement être appelés « anges ». Les autres ont décidé de descendre dans le Monde peu de temps après sa création pour le façonner et le gouverner, et y sont toujours. Leur rapport à un domaine particulier du réel, leurs pouvoirs spécifiques, leur hiérarchie les rapprochent des dieux honorés dans l’Antiquité. Le mieux, pour éviter toute confusion, est de les appeler « Ainur », même si le terme « dieux », sans majuscule, peut leur être appliqué.

Ceux des Ainur qui sont descendus dans le Monde sont divisés en deux catégories, les Valar et les Maiar. Les Valar, de très loin les plus puissants, sont au nombre de quatorze, sept seigneurs et sept dames. Les Maiar sont des esprits de moindre stature qui servent de manière spécifique un ou plusieurs Valar mais peuvent également avoir un mode d’agir plus indépendant. Les Maiar sont innombrables et sont de nature et de stature extrêmement variables.

Les Valar

L’Église ardorienne accorde une vénération particulière aux plus importants d’entre les Ainur. Il s’agit avant tout des 14 Valar :

Les Maiar

L’Église ardorienne honore également de manière spéciale les plus importants des Maiar :

Les archanges

Enfin l’Église ardorienne honore individuellement trois archanges dont l’existence est reconnue par la tradition chrétienne :

Les Ainur ne recevant pas de culte personnalisé

L’Église ardorienne reconnaît également officiellement l’existence d’autres Ainur et leur rend un culte même s’il n’est pas personnalisé. Parmi ces Ainur figurent en particulier :

La question des saints

L’Église ardorienne reconnaît l’existence des saints, et elle reconnaît à Marie, Mère de Jésus, une place particulière. Cette place n’est pas la même que dans le reste de l’Église catholique : nous refusons d’en faire la déesse qu’elle semble parfois en passe de devenir. Mais nous reconnaissons son immense grandeur dans son humilité, dans son amour et dans son acceptation de la volonté de Dieu en elle et par elle.

L’Église ardorienne lui rend donc un culte officiel, ainsi qu’à tous les autres saints. En plus de Marie, elle accorde à certains saints (saint Joseph, saint Jean-Baptiste, les apôtres en particulier) une place spéciale. Elle conserve un certain nombre de fêtes qui leur sont liées et ne sont pas en contradiction avec le reste de ses positions officielles, comme la Nativité de Marie, sa présentation au Temple et l’Annonciation. Ces fêtes sont célébrées par les prêtres des Ainur.

Ainsi, parce qu’ils restent malgré tout des hommes, le culte rendu aux saints, et en particulier à Marie, au sein de l’Église ardorienne, est certes bien moins important à la fois que celui qu’ils reçoivent dans l’Église romaine et que celui rendu aux Ainur à Tol Ardor, mais il est loin d’être inexistant pour autant. Les fidèles sont également invités à les prier dans le cadre de leur piété privée.

Organisation hiérarchique et architecturale

Architecture

Églises et temples

Le problème de l’application concrète de notre théologie se pose en premier lieu dans l’architecture. En effet, afin que les fidèles aient présente à l’esprit la hiérarchie qui existe entre Eru et les Ainur (ces derniers étant les créatures de Dieu, tout comme nous-mêmes), il est important que les églises consacrées à l’Unique ne soient pas moins imposantes, belles ou importantes que les temples consacrés aux Ainur.

Une des solutions envisageables aurait été de pratiquer le culte des Ainur à l’intérieur même des églises, de manière à leur donner une visibilité réduite dans le paysage. Mais cela posait de nombreux problèmes, à la fois théologiques (n’est-il pas d’une certaine manière choquant qu’un bâtiment consacré à Dieu et à Son culte soit utilisé pour honorer d’autres créatures ?) et architecturaux. Il fallait en effet que les fidèles puissent assister sans peine au culte des Ainur, ce qui, pour des raisons aussi terre-à-terre que la disposition des sièges, imposait soit de rendre ce culte sur le même autel que pour le culte de Dieu, ce qui était inacceptable, soit de construire des allées latérales dans les églises, ce qui aurait entraîné des complications architecturales.

La solution la plus simple était donc de séparer les temples des églises. Mais pour maintenir la hiérarchie entre les deux, nous reprendrons une méthode utilisée par les chrétiens de l’Antiquité : les églises seront entourées d’un mur d’enceinte qui formera une cour ou un jardin fermé ; les temples seront construits indépendamment des églises, mais à l’intérieur de ce jardin clos. Ainsi, il sera facile de surveiller que le temple soit toujours moins haut et moins imposant que l’église. Une autre possibilité, peut-être préférable aux plans esthétique et symbolique, mais complexe d’un point de vue architectural, serait de construire un temple aux Ainur, circulaire, en rez-de-chaussée, surmonté d’une église en étage, en forme de croix et consacrée à Dieu.

Les sanctuaires

En plus des églises et des temples seront construits d’autres bâtiments destinés au culte divin, les sanctuaires. Les sanctuaires seront de petits lieux consacrés soit à Dieu, soit aux Ainur en général, soit à un Ainu en particulier ; ils comporteront un petit monument ouvert (il ne pourra pas avoir à la fois quatre murs et un toit) et aucun clergé spécifique ne leur sera attaché. Leur seule raison d’être sera de rappeler le sacré aux gens dans leur quotidien et de leur permettre de pratiquer, par exemple en voyage, leur piété privée.

Le clergé

Prêtres consacrés à Dieu

Le clergé ardorien sera divisé en deux branches, l’une étant consacrée au culte de Dieu, l’autre au culte des Ainur en général. Si le Roi appartient à l’Église ardorienne, il dirigera les deux branches dans son rôle de primat de l’Église ardorienne, c’est-à-dire de premier prêtre et de chef temporel de l’Église, sous l’autorité symbolique du pape. Dans le cas contraire, c’est l’archevêque de la capitale qui assumera ce rôle. Celui-ci sera, quoi qu’il advienne, nommé par le Roi.

La branche la plus importante sera la branche consacrée à Dieu. Une église sera construite dans chaque village ainsi que dans chaque district de ville ou de bourg, et un prêtre y sera systématiquement attaché. Dans chaque bourg sera construite une cathédrale à laquelle sera attaché un évêque. L’évêque sera responsable de l’ensemble des paroisses de l’archontat (dont le territoire correspondra à celui de son diocèse) et de leurs prêtres. Dans les villes, l’évêque sera remplacé par un archevêque responsable de l’ensemble des diocèses de la province (le territoire de la province ecclésiastique étant le même que celui de la province civile) en plus d’être directement responsable de son propre diocèse.

La question du mode de nomination du clergé n’est pas encore pleinement résolue. Les prêtres seront nommés par les évêques. Les archevêques seront nommés par le primat de l’Église ardorienne, qu’il s’agisse du Roi ou de l’archevêque de la capitale nommé par le Roi. En revanche, la question de la nomination des évêques n’a pas été tranchée : nous pouvons soit les faire nommer par le primat de Tol Ardor, soit les faire élire par la population. Cette dernière proposition se justifierait à la fois par le fait que les premiers chrétiens procédaient de la sorte et par le fait que les évêques auront la même échelle d’action et de compétence que les archontes qui sont élus. On peut également envisager une solution mixte, qui fasse intervenir à la fois le primat et les fidèles ; ainsi, les fidèles pourraient proposer trois noms parmi lesquels le primat devrait choisir. Une telle solution mixte serait probablement la plus satisfaisante et la plus équilibrée.

Prêtres consacrés aux Ainur

La branche secondaire sera la branche consacrée aux Ainur. Dans la cour de chaque église ou cathédrale sera construit un temple consacré collectivement à l’ensemble des Ainur, et un prêtre y sera systématiquement attaché. À chaque évêque correspondra un grand prêtre, et à chaque archevêque correspondra un archiprêtre dont les attributions géographiques seront identiques. Tous les prêtres des Ainur seront en outre placés sous le contrôle et la dépendance du prêtre de Dieu du même lieu.

Les prêtres des Ainur sont tous consacrés collectivement à l’ensemble des Ainur, mais ils pourront, s’ils le souhaitent, se spécialiser en plus dans le culte d’un Ainu particulier. Cette spécialisation traduira leur piété et leur engagement personnels mais ne les dispensera pas du culte de tous les autres Ainur.

Les prêtres des Ainur seront désignés de la même manière que les prêtres de Dieu.

Place des femmes et relations avec l’État

Les femmes pourront évidemment occuper n’importe quelle fonction à l’intérieur du clergé, et aucun membre du clergé n’aura l’obligation de célibat ou de chasteté.

L’État et l’Église seront distincts, mais liés par un contrat réciproque : c’est le « théisme d’État3 ». En outre, le rôle privilégié du Roi sur l’Église ardorienne posera le problème de l’indépendance de cette dernière : il faut que les membres du clergé conservent par rapport au pouvoir politique leur autonomie afin de pouvoir exercer, en cas de besoin, un contre-pouvoir efficace pour toujours permettre de faire appliquer notre idéal d’Amour. Ainsi, les évêques, archevêques, grands prêtres et archiprêtres ne pourront pas être révoqués, même par celui qui les aura nommés, sauf pour faute grave.

Les Conciles : les réunions du clergé

Une fois par an se réunira le Concile de l’Église ardorienne. Il rassemblera l’ensemble des évêques, archevêques, grands prêtres et archiprêtres de l’Église et sera présidé par le primat de Tol Ardor. Le Roi y assistera quoi qu’il arrive. La mission du Concile sera de discuter des problèmes rencontrés par l’Église en général ou par les prêtres au cours de l’année. Il permettra au Roi et au primat de l’Église (s’il ne s’agit pas de la même personne) de prendre les bonnes décisions en la matière. Le Concile n’aura normalement pas à statuer sur des questions de dogmes, de morale ou de liturgie, qui seront fixées par le Livre de la Foi. Néanmoins, en cas de situation imprévue, il sera le principal organe de délibération en la matière. Le primat de Tol Ardor aura le dernier mot dans les débats. Ni le Concile, ni le Roi, ni le primat n’auront bien entendu le pouvoir de retrancher, d’ajouter ou de modifier quoi que ce soit au Livre de la Foi, qui est protégé légalement par l’accord passé entre l’Église ardorienne et l’État dans le cadre du théisme d’État. Ils pourront néanmoins reconnaître de nouveaux textes inspirés.

Les Ordres chevaleresques

Les Ordres chevaleresques ne feront pas partie du clergé mais de l’armée ardorienne. Il s’agira d’un ensemble de corps d’élite composés de soldats très particuliers, les chevaliers, qui auront décidé de s’engager spécialement au service d’une divinité, de ses prêtres et de ses temples, ce qui permettra de les laisser continuellement ouverts. En outre, ils participeront à la liturgie. Ils mèneront donc une activité spirituelle intense en plus de leur entraînement militaire. Chaque Ordre sera placé sous le commandement d’un paladin qui n’aura de comptes à rendre qu’au Roi.

L’Ordre le plus important, numériquement comme en termes de rang, sera bien entendu l’Ordre consacré au service de Dieu. Son symbole sera la croie latine. Sa couleur sera le blanc.

Contrairement au clergé des Ainur, les autres Ordres chevaleresques ne seront pas consacrés collectivement à l’ensemble des Ainur ; il existera un Ordre pour chaque Ainu spécialement honoré. Chaque Ordre adoptera le symbole et la couleur de son Ainu tutélaire, et protégera n’importe quel temple ou prêtre consacré aux Ainur4.

Organisation du culte

Afin de traduire la différence et la hiérarchie qui existent entre le culte rendu à Dieu et le culte rendu aux Ainur, les deux seront séparés et confiés respectivement à une branche du clergé ardorien.

Culte de Dieu

Le culte de Dieu sera effectué lors du premier jour de la semaine, Atarenna, correspondant au dimanche, jour férié5. Sa manifestation principale sera la messe au cours de laquelle sera célébrée la liturgie de l’Eucharistie. Le déroulement de la messe ardorienne suivra de très près celui de la messe romaine afin que ce rituel puisse faire consensus entre les différentes communautés religieuses et apparaître comme un signe visible d’unité entre Rome et Tol Ardor. Elle sera donc ordonnée selon le triptyque romain : liturgie du rassemblement – liturgie de la Parole – liturgie de l’Eucharistie. Tous les fidèles de l’Église ardorienne auront l’obligation morale (et seulement morale, cela va sans dire) d’assister à la messe hebdomadaire.

Afin de manifester clairement la subordination des Ainur à Dieu, les prêtres des Ainur participeront obligatoirement à la messe dominicale. Ils y seront au service du prêtre célébrant, ce service devant être clairement exprimé à travers les vêtements, les actes et les attitudes de chacun.

Culte des Ainur

Le culte des Ainur sera organisé lors du dernier jour de la semaine, Valanya, également férié6. Sa manifestation principale sera une cérémonie qui comportera trois parties : une liturgie du rassemblement au cours de laquelle, entre autres, la suprématie de Dieu sera rappelée ; une liturgie des Ainur au cours de laquelle tous les Ainur seront honorés collectivement ; une liturgie spécifique au cours de laquelle sera honoré un Ainu en particulier.

Chaque semaine, la liturgie spécifique honorera un Ainu différent, en suivant le calendrier liturgique ardorien. Selon les besoins de la paroisse, le prêtre célébrant pourra organiser une cérémonie exceptionnelle en l’honneur d’un Ainu lors de la cérémonie de Valanya, en le rajoutant à la suite de l’Ainu célébré par le calendrier. Si le prêtre célébrant est spécialement consacré à un Ainu, il aura vis-à-vis de lui des obligations spécifiques : il devra célébrer la liturgie spécifique en son honneur au moins une fois par saison.

Lors de chaque Atarenna et durant toute la Semaine Sainte, pour souligner l’importance du culte à Eru et la transcendance de Dieu par rapport à toutes Ses créatures, le culte public des Ainur ne sera pas célébré.

Symbole

Le symbole de l’Église ardorienne est la croix celtique, une croix latine (c’est-à-dire une croix dont le jambage, la barre verticale inférieure, est prolongé) dans laquelle s’inscrit, en arrière-plan, un anneau.

Ce symbole est riche de nombreuses significations. La croix latine symbolise bien entendu le rattachement de l’Église ardorienne à la religion chrétienne en général et son lien avec l’Église catholique en particulier.

L’anneau a plusieurs significations. Dans l’Église catholique romaine, il symbolise l’Eucharistie. Par extension, c’est aussi une image du cœur qui est d’un symbolisme fort car le cœur ne se contente pas de recevoir mais donne la vie dans un échange constant (les prières des hommes et les grâces de Dieu). Enfin, selon certains mythes irlandais, l’anneau apposé à la croix latine aurait été utilisé par saint Patrick lors de l’évangélisation de l’Irlande pour signifier une forme de continuité entre la religion polythéiste (l’anneau étant un symbole fort dans de nombreuses religions polythéistes) et le christianisme. La croix celtique semble donc une bonne manière de représenter notre tentative de syncrétisme entre monothéisme et polythéisme, entre christianisme et paganisme. Toutefois, le fait que l’anneau soit représenté à l’arrière-plan par rapport à la croix montre que le polythéisme est second par rapport au monothéisme chrétien.

Afin d’éviter toute erreur d’interprétation dans l’utilisation de ce symbole, nous veillerons à ce que les branches de la croix dépassent toujours le cercle de l’anneau ; nous veillerons également à toujours utiliser une croix latine et non une croix grecque pour base, le symbole associant l’anneau à la croix à quatre branches de taille égale ayant été perverti par des mouvements d’extrême-droite avec lesquels nous n’avons rien à voir.

NB : points en suspens

Meneldil

1 : Les apparentes contradictions que pose ce syncrétisme sont résolues dans le texte « Spiritualités et religions à Tol Ardor »Retour.

2 : Auguste de Broglie, Monothéisme, hénothéisme, polythéisme – Leçons faites à l’Institut catholique de Paris, 1905. Une analyse de cet ouvrage est proposée dans le texte « Monothéisme et polythéisme »Retour.

3 : Pour plus de précisions sur cette notion, voir le texte « Religions et spiritualités à Tol Ardor »Retour.

4 : Pour tout renseignement supplémentaire, se référer au texte « L’armée de Tol Ardor » dans la section « Palais » du site. Retour.

5 : La messe sera en fait célébrée tous les jours, mais dans une version raccourcie et à laquelle les fidèles n’auront pas l’obligation morale d’assister. Retour.

6 : Là encore, le culte sera organisé tous les jours, sauf l’Atarenna, dans une version raccourcie. Retour.